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Un bureau pour les armes

Frameries. 1.293 armes de tout type et de tout calibre ont déjà été détruites sur la zone.

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Un bureau pour les armes

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Mais il reste du boulot pour quelques années. Ne gardons pas d'armes à domicile. Leur utilisation par le citoyen, en cas de panique ou d'erreur, peut se révéler désastreuse. »

Marcel Staelen, chef de zone de la police boraine, confie désormais à un bureau central des armes (BCA), la gestion des détentions d'armes dans sa zone qui s'étend sur les entités de Boussu, Colfontaine, Frameries, Quaregnon, Saint-Ghislain. Et ce, dans un objectif de parfaite traçabilité, pour répondre aux exigences de la loi Onkelinx.

« Le détenteur d'une arme à feu à domicile est en infraction avec cette loi depuis le 31 octobre 2008. Il est susceptible de faire l'objet d'un PV judiciaire. Il est également passible de poursuites devant le tribunal correctionnel, même s'il ne faut pas confondre détention, et port d'arme, hors de chez soi », poursuit le chef de corps.

Le BCA fonctionne au centre administratif Archimède, à Frameries. Tout récemment, l'équipe du commissaire Boscardin, qui en a la gestion, a pris possession d'armes de guerre dont un riot gun, de cinq armes de panoplie d'un collectionneur décédé, d'un pistolet de calibre 22 muni d'un silencieux, de carabines, d'une arbalète… Ces armes vont être sous peu détruites aux frais de la zone.

Mission proactive : le BCA est le trait d'union entre la population, le gouverneur de la Province et le registre central des armes, service fédéral à Bruxelles. Le commissaire Boscardin détaille les missions du BCA : « L'enregistrement des armes et leur traçabilité par encodage ; l'enquête sur le candidat détenteur ; le renouvellement des autorisations, qui peut passer par des examens théoriques et pratiques ; et l'information (sur la loi, trop méconnue). »

Quiconque se présente armé au BCA, n'encourt pas nécessairement de poursuite. Par exemple, un citoyen ayant découvert des armes chez un aïeul décédé, a deux mois pour les déclarer ou les déposer. Un passionné de tir sportif peut également obtenir l'autorisation de conserver son arme sans munitions. Mais le tireur sportif qui cesse de fréquenter son stand est repéré et invité à restituer son arme.

« Au 31 octobre 2008, la police boraine avait confié à la police fédérale (service “Run Race”) la destruction de 1.293 armes de tout type et tout calibre. Eradiquer toutes les armes de la zone nous prendra sans doute encore quelques années », se résigne M. Boscardin.