Les députées PS Karine Lalieux et Colette Burgeon jugent insuffisantes les propositions du Ministre libéral de l’économie pour lutter contre les crédits faciles. Pour le Groupe PS à la Chambre, ces mesures sont cosmétiques et ne s’attaquent pas aux véritables causes du surendettement, à savoir la facilité avec laquelle le crédit est aujourd’hui octroyé.
Le crédit EST utile. Pour acheter une maison, une voiture, lancer un projet, investir dans une société, créer de l’emploi … C’est pourquoi les députés PS ont d’ailleurs déposé une résolution demandant au Gouvernement de contraindre le secteur bancaire à maintenir un volume de crédits pour soutenir les projets des citoyens et des entreprises.
Mais aujourd’hui, il existe sur le marché des formules de crédit qui dénaturent complètement l’objectif premier du crédit. Ainsi, de plus en plus les Belges en viennent à payer des biens de première nécessité comme la nourriture, les produits d’entretien ménager ou les vêtements avec des ouvertures de crédit dont le taux d’intérêt (TAEG) peut dans certains cas atteindre 18% !
Pour le PS, il est indispensable de lutter contre cette dérive pour éviter que de nombreuses familles encore ne tombent dans le piège du surendettement. Il est nécessaire non seulement de sensibiliser les consommateurs à une gestion responsable de leur budget, mais aussi de lutter contre des crédits trop faciles et peu transparents.
Plutôt qu’un plan creux et purement cosmétique, les députées Karine Lalieux et Colette Burgeon demandent au Ministre libéral de l’économie de venir débattre des propositions de loi déposées par les députés PS à La Chambre. Il s’agit notammentde :
- prévoir un délai de "zérotage" (remise à zéro des ouvertures de crédit) pour TOUS les contrats d’ouvertures de crédit et ainsi éviter que les consommateurs ne paient que des intérêts élevés sans jamais parvenir à rembourser le capital emprunté ;
- mieux réglementer les découverts bancaires, qui sont particulièrement dangereux pour les jeunes: le PS propose de prévoir une demande écrite du consommateur avant de lui donner la possibilité d’aller en négatif sur son compte bancaire ;
- améliorer le fonctionnement de la Centrale des Crédits aux Particuliers (CCP), notamment en y répertoriant les intermédiaires de crédit dans la Centrale de Crédit aux Particuliers (CCP), au même titre que les prêteurs, les banques, les compagnies d’assurance afin d’avoir une idée plus claire du taux de sinistralité de chaque intermédiaire ;
- refinancer le fonds de traitement du surendettement pour lui permettre de disposer de moyens suffisants lui permettant de remplir correctement ses missions d’information et de sensibilisation en direction du consommateur.
En cette période de crise libérale, le PS plaide pour un soutien réel aux consommateurs. Nous devons en faire un acteur à part entière dans la relance économique, et non l’enfoncer encore plus par des mesures creuses et inutiles.
Veuillez trouver en pièce-jointe un récapitulatif de 52 propositions PS pour mieux protéger les épargnants, les investisseurs, les emprunteurs et les assurés.